Nouvelles du front de 01 à 10 :

 

La moindre des choses de Nicolas Philibert et Elle s'appelle Sabine de Sandrine Bonnaire

 

Voici deux films qui ont pour enjeu commun de poser un regard attentif et critique sur les manières dont les institutions existantes, minoritaires car alternatives à la psychiatrie, prennent en charge les personnes atteintes de troubles psychiques et mentaux lourds.

 

 

 Che : l'Argentin et Che : Guerilla de Steven Soderbergh

 

Les luttes de classe et les mouvements contestataires, parce qu'ils traversent et dynamisent toute la société, électrisent également le champ du cinéma. Pour s'en rendre compte, il suffit de s'attarder sur quelques films récemment sortis, et constater que le cinéma peut être aussi le lieu d'une expression critique de l'existant capitaliste.

 

 

Little Fugitive de Morris Engel et Ray Ashley

 

Attardons-nous à la ressortie d'un film rare et méconnu, Little Fugitive (1953), dont la modernité et la puissance expressive ne se comprennent qu'en relation avec le monde dans lequel elles s'inscrivent de la manière la plus critique qui soit : la société spectaculaire marchande étasunienne.

 

 

Sans sombrer dans l'économisme le plus restreint, il est bon malgré tout de rappeler quels ont  été les facteurs (macro)économiques ayant autorisé l'émergence d'une telle inflexion cinématographique à l'intérieur d'une sphère industrielle, peu prompte à pareille originalité politique comme artistique.

 

 

United red army de Koji Wakamatsu

 

C'est la grandeur cinématographique de United Red Army que de rendre manifeste, pendant quasiment 200 minutes, une logique autodestructrice produite au cœur d'un mouvement historique qui n'avait pas d'autre but pourtant que l'émancipation politique et l'égalité partagée.

 

 

Antichrist de Lars Von Trier, Les Beaux gosses de Riad Sattouf et Who's that knocking at my door ? de Martin Scorsese

 

Qu’il s’agisse de deux films présentés cette année au Festival de Cannes, Antichrist de Lars Von Trier en compétition officielle, Les Beaux gosses de Riad Sattouf à la Quinzaine des réalisateurs, ou bien d’une ressortie également montrée à Cannes, Who’s that knocking at my door ? de Martin Scorsese, à chaque fois c’est la question sexiste qui est mise en avant.

 

 

Toto qui vécut deux fois de Daniele Cipri et Francesco Maresco

 

Le deuxième long métrage des cinéastes italiens Daniele Cipri et Francesco Maresco, dont la verve corrosive s'était déjà exercée à l'époque de leur émission de télévision « Cinico TV », connaît, onze ans après sa réalisation, une résurrection qui ne serait pas trop pour leur déplaire. Il se trouve que leur film est une charge particulièrement virulente envers l'église catholique, s'amusant à parodier certaines figures ou épisodes bibliques avec un sens de la laideur et de la méchanceté qui a provoqué alors un véritable tollé.

 

Le roi de l'évasion de Alain Guiraudie et J'ai tué ma mère de Xavier Dolan

 

 Que l'on ait affaire au troisième long métrage du cinéaste français Alain Guiraudie, comme au premier film du jeune cinéaste québécois Xavier Dolan, dans les deux cas, l’homosexualité n’est pas considérée comme un mode minoritaire sexuel à confiner dans les marges de l’hétérosexualité dominante.

 

 

The Grissom gang de Robert Aldrich

 

A l'heure où Inglourious Basterds de Quentin Tarantino triomphe actuellement sur les écrans, l'opportune ressortie de The Dirty Dozen (1967) de Robert Aldrich, qui en est une des références cinéphiliques évidentes, est judicieusement accompagnée de la ressortie d'un autre film d'Aldrich, bien moins connu celui-là, The Grissom Gang (1971).

 

 

Le temps qu'il reste de Elia Suleiman

 

nous allons nous attarder ici sur Le Temps qu’il reste qui revisite avec une intensité comique rare la généalogie de la tragédie palestinienne.

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