Nouvelles du front de 21 à 30 :

 

L'art du cinéma, techniquement constitué à la fin du 19ème siècle, et contemporain de l'invention de la psychanalyse attentive à une vie psychique excédant la seule sphère de la conscience, repose à nouveaux frais le conflit symbolique entre la raison et la déraison, entre le même et l’autre. D’un côté, le cinéma valorise l'objectivité documentaire du monde attesté scientifiquement par l'enregistrement filmique. De l’autre, il institue la doublure fantasmagorique de ce même monde dont les fantômes projetés sur l'écran de cinéma s'autonomisent de la réalité dont ils ont été extraits.

 

 

Les Films rêvés de Eric Pauwels, Atlantiques de Mati Diop, Je m'appelle Garance de Jean-Patrick Lebel, Dames en attente de Dieudo Hamadi et Divita Wa Lusala, Vous êtes servis de Jorge Leon, 14 28 de Du Haibin, Acqua in bocca de Pascale Thirode, Alamar de Pedro Gonzales Rubio et Le Marcheur de Jean-Noël Cristiani

 

Le Cinéma du Réel est un festival international de cinéma documentaire, créé par Jean Rouch et Jean-Michel Arnold en 1978. Il s'est imposé depuis comme le festival de référence, en France comme à l'étranger, concernant le cinéma documentaire.

 

White Material de Claire Denis

 

Présenté hors compétition lors du dernier Festival de Venise, White Material, le quinzième long métrage (qui est la douzième fiction) de la cinéaste Claire Denis, est son premier film à disposer d'une couverture aussi large dans le parc de salles de cinéma français : 114 copies. Produit par Why Not Productions, Canal Plus et France 3 Cinéma, et distribué par Wild Bunch, c'est tout simplement le film le plus richement doté que Claire Denis ait jamais eu à réaliser : Isabelle Huppert dans le rôle principal et Christophe Lambert dans un rôle plus secondaire, un tournage en scope au Cameroun avec plusieurs dizaines de figurants locaux, un scénario co-écrit par Marie Ndiaye...

 

On the Bowery et Come back, Africa de Lionel Rogosin

 

Lionel Rogosin est trop peu connu pour ne pas ressentir l'urgente nécessité de voir ou revoir ses deux principaux longs métrages restaurés par la Cinémathèque de Bologne, distribués par Carlotta, et projetés en ce moment à L'Espace-Saint-Michel (Paris, 5ème).

 

 

L’œuvre d’art, qu’elle soit de cinéma ou d’un autre art, voit son économie relever de la question non de la signification mais du sens. Le sens dans tous les sens (Jean-Luc Nancy) : autrement dit la surface sensible du monde telle qu’elle présente les signes obscurs d’une compréhension toujours différée, toujours différente, toujours « différante » (Jacques Derrida).

 

 

Casino de Martin Scorsese, Pickpocket de Robert Bresson, Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica, No Country for Old Men de Joel et Ethan Coen, Peau d'âne de Jacques Demy, Le Décaméron et Les Contes de Canterbury de Pier Paolo Pasolini et I Love Dollars de Johan van der Keuken

 

Le cinéma, puisque c’est un art mais aussi une industrie (comme le disait André Malraux), doit rendre compte de ce double mouvement objectif de captation et de résistance, de création et d’assujettissement, d’autonomie et d’hétéronomie, de calcul et d’incalculable, d’art et de commerce, toutes choses tiraillant contradictoirement l’agir humain. Huit exemples tirés de sept films de fiction et d’un documentaire nous instruisent subtilement de cette dialectique.

 

Film socialisme de Jean-Luc Godard

 

Film socialisme est, comme tous les films de Jean-Luc Godard, un événement en soi. Parce que le nom de Godard (ramassé dans les fameuses initiales JLG) désigne encore et toujours aujourd’hui, 50 ans après l’inaugural A bout de souffle, ce qui, dans le champ de l’industrie cinématographique, relève proprement et activement de l’art.

 

 

Barton Fink de Joel et Ethan Coen

 

Barton Fink (1991), le quatrième long métrage de Joel et Ethan Coen, a reçu, lors de sa présentation lors du Festival de Cannes, une moisson exceptionnelle de prix : Palme d’or, Prix de la mise en scène, et Prix d’interprétation pour son acteur principal, John Turturro. Ce fait unique dans l’histoire du festival a obligé son directeur, Gilles Jacob, à édicter la règle selon laquelle désormais le film récipiendaire de la Palme ne pouvait recevoir d’autre prix que celui de la meilleure interprétation.

 

 

Les Moissons du ciel de Terrence Malick

 

En attendant également Tree of Life annoncé d’ici la fin de l’année 2010, on devra impérativement se jeter sur la ressortie en copie neuve remasterisée de Days of Heaven (Les Moissons du ciel en français), deuxième long métrage réalisé par un cinéaste alors âgé de 35 ans, et dont l’œuvre ne compte aujourd’hui que quatre films (exception faite du court métrage Lanton Mills en 1969, et donc aussi de Tree of Life).

 

 

Rupture, Heureux anniversaire, En pleine forme, Le Soupirant, Yoyo, Tant qu’on a la santé, Le Grand amour et Pays de cocagne (1971)

 

Enfin ! Il était temps pour Etaix ! Les cinq longs métrages (plus trois courts métrages) de Pierre Etaix réalisés durant les années 1960 retrouvent cet été une visibilité que leur avait soustraite Gavroche Productions, la société qui détenait jusqu’alors les droits de propriété et d’exploitation des films du plus grand cinéaste comique français moderne avec Jacques Tati.

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