Nouvelles du front de 111 à 120

Dans la préface du livre de l’économiste Rachel Silvera, Un quart en moins, Michèle Perrot, historienne et féministe, rappelle que les femmes n'ont pu percevoir directement leur salaire qu'à partir d'une loi promulguée en 1907. Considérées comme des mineures, des criminelles et même des « débiles mentaux » dans le Code Napoléon de 1804, les femmes n'avaient alors aucun droit juridique. Il faudra attendre les lois successives pour que leur situation s'améliore mais l'égalité est un combat encore loin d'être achevé.

 

Il aura fallu sept années pour que le livre de l’anthropologue et féministe d’origine argentine, Rita Laura Segato, soit traduit et édité en France. Espérons que l’attente sera moins longue pour la publication de ses autres écrits. Cette universitaire qui milite au Brésil pour les droits ethniques propose dans cet ouvrage de démontrer les contradictions de la société sud-américaine, plus particulièrement la société brésilienne.

 

Les orientations du gouvernement en matière de réforme territoriale se disent ainsi : changement des modes de scrutin des collectivités et clarification de leurs compétences, redécoupage administratif et modernisation de l'action publique territoriale, mobilisation des régions en guise de relance économique et égalité des territoires. Pourquoi y entend-on alors sourdement leur mise en concurrence, l'affaiblissement des services publics locaux et la fragilisation des agents qui en assurent les mission ?

 

 

Et si l'image-mouvement conceptualisée par Gilles Deleuze avait fondamentalement à voir avec la question de la poursuite et, plus significativement encore, de la persécution ? Et si, en rupture avec elle, l'image-temps avait du coup consisté en l'interruption des longues chaînes causales de chasses, filatures, courses, fuites, menées, razzias, marches de mort qui tramaient jusque-là l'âge classique du cinéma, les défaillances ou sautes du « sensori-moteur » ouvrant un peu de temps à l'état pur aux êtres venant d'après la catastrophe d'un mouvement notamment fondu dans les grandes mobilisations de masse du milieu du siècle passé ?

 

 En parcourant la bibliographie de l'écrivaine anglaise Virginia Woolf, force est de constater que non seulement elle a publié des romans et de nombreux recueils de nouvelles mais aussi quelques essais critiques de la condition faite aux femmes de son temps. Parfois considérée comme féministe (comme nous le verrons au fil du texte, elle ne donne aucun crédit à ce terme), elle demeure pourtant l'une des plus grandes défenseures des droits des femmes, un combat qui parcourt tous ces livres et particulièrement Trois Guinées, un livre publié quelques années seulement avant sa disparition en 1941.

 

Les travaux d'Arnaud Rykner s'inscrivent dans plusieurs domaines de la création littéraire et disciplines universitaires. En tant que professeur des universités à l'Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 depuis 2011 et rattaché aux départements IET (Institut d'Études Théâtrales), IRET (Institut de Recherche en Études Théâtrales) et Arts & Médias, ses thèmes de recherche portent entre autres sur l'esthétique et la théorie de la représentation théâtrale, la critique et théorie des dispositifs et les études visuelles, ainsi que sur les œuvres de Maurice Maeterlinck, Marguerite Duras et Nathalie Sarraute.

 

La Bourse du Travail, ce n'est pas seulement la maison des travailleur-se-s, c'est un lieu de vie. Et s'attaquer à un lieu de vie comme une Bourse du travail tout autant qu'à des associations culturelles, c'est s'attaquer à la vie elle-même, autrement dit à toutes les personnes de bonne volonté soucieuses de rendre la vie, notre vie, meilleure, plus sensible et plus solidaire, plus intelligente et plus égalitaire : en un mot, émancipée.
Poser, par exemple en raison de l'installation d'une nouvelle équipe municipale soucieuse de marquer politiquement sa différence avec la longue, laborieuse mais pas toujours infructueuse histoire du communisme local qui peut-être est aujourd'hui est train de se clore, que la culture est partout, c'est pouvoir se saisir d'une nouvelle occasion de vérifier pratiquement la puissance analytique caractéristique de la logique triadique hégélienne et, se faisant, de rendre manifeste le noyau idéologique faussement généreux et authentique désastreux contenu dans un tel énoncé.

« SIR TERRY, NOUS ALLONS ENFIN POUVOIR MARCHER ENSEMBLE ». C'est avec ces mots que La Mort, personnage masculin (oui, la mort est un mâle – un mal nécessaire) récurrent dans l'œuvre-rhizome de Terry Pratchett, est venu récupérer son créateur pour son dernier voyage.

Au fond, peut-être un étrange machin, un bidule en pâte feuilletée. Non, plutôt comme une drôle de bête gigogne (« Une poupée russe : votre extérieur est dedans », p. 171) agitée de mouvements reptatoires, en mue perpétuelle, s'élançant au dehors pour s'enfoncer au plus loin en dedans. Une bestiole farouche et fiévreuse, hérissée de pointes et squameuse, avec des yeux et des plis partout afin de multiplier les points de vue et les perspectives baroques, avec des arêtes, des faces et des côtés montés selon les principes d'une géométrie ludique digne de Lewis Carroll, avec des lignes de fuite au principe d'un épanchement de tous les sens comme d'un dégorgement dans tous les sens (« Des tas de choses lui sortent du corps, un bric-à-brac incroyable : des femmes, des hommes, des animaux. Il perd des lacs et des montagnes, il perd des nébuleuses » (p. 253).

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