Nouvelles du front de 51 à 60

Un décret du 16 novembre permet désormais de licencier les fonctionnaires d’État qui refuseraient trois offres d’emplois. Il accomplit ainsi l’intégration des salarié-e-s du public dans la gestion capitaliste du marché de l’emploi.


L’Algérie aussi a connu son cycle de révoltes populaires réprimées. Entre un pouvoir dur et une opposition dispersée, les appels à élargir la mobilisation ont échoué à transformer politiquement la légitimité de la révolte en rupture sociale.


Algérie : La mobilisation continue malgré un important déploiement policier à chaque manifestation. 500 étudiants ont manifesté lundi 21 février face au ministère de l'Enseignement supérieur. Samedi, la marche d'un millier de militants politiques a tourné à l'affrontement avec la police. Une dizaine de manifestants ont été blessés.


Le suicide par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010 aura été cette étincelle décisive qui, de Sidi Bouzid à Tunis, a permis la propagation dans la Tunisie puis quasiment tout le monde arabe de l’incendie révolutionnaire. La révolution dite « de jasmin » en Tunisie (mais les acteurs de la révolution tunisienne refusent cette qualification gentiment consensuelle), les révoltes de la place Tahrir au Caire qui ont entraîné la chute de Hosni Moubarak, les mouvements sociaux en Algérie, au Yémen, en Jordanie, au Bahreïn ou encore à Djibouti, mais aussi les journées de la colère en Libye font la une de l’actualité du début de l’année 2011 tant la répression menée par Kadhafi est féroce (on compte, malgré la libération de l’est du pays, plusieurs milliers de morts). 


Tom Thomas est déjà l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages entre autres consacrés aux contradictions du capitalisme et au passage vers le communisme qu'elles indiquent virtuellement. Son nouveau livre, intitulé Démanteler le capital ou être broyés. Des alternatives que révèle la crise et publié dans la collection « Empreinte » qu'Alain Bihr a initiée pour les éditions suisses Page Deux, cherche justement à s'inscrire dans la configuration actuelle d'une crise économique qui résulte moins de la dépendance du capital financier sur le capital productif qu'elle exprime une logique économique malade de ses contradictions (et peut-être même en phase terminale).


Le nouvel ouvrage d'Alain Bihr, notre camarade de A contre-courant, initie une nouvelle collection aux éditions Page 2, « Empreinte », dédiée aux outils théoriques critiques du capitalisme. D'une densité remarquable, La Logique méconnue du « Capital » réussit le tour de force de présenter en 122 pages les enjeux de l'opus magnum de Karl Marx.


L’avènement sous l’empereur Constantin du christianisme comme religion d’État au IVème siècle n’est compréhensible qu’à partir des bouleversements socio-économiques traversés par l’empire romain. Eric Stemmelen, docteur en sciences économiques, applique par rapport à son objet une perspective strictement matérialiste pour laquelle compte moins l’autonomie des idées supposément extérieures à toute forme de vie que l’intrication objective (tout à la fois matérielle et idéelle comme l’aurait dit l’anthropologue Maurice Godelier) des rapports sociaux déterminant dans le temps historique des changements structurels profonds. 


Le 31 mars, six syndicats sur huit ont signé l’accord sur l’amélioration des conditions d’accès à l’emploi des contractuels des trois fonctions publiques, base d’un projet de loi prévu pour l’automne 2011. Ce plan de résorption de la précarité dissimule une volonté de précarisation des fonctionnaires.


Contrairement à l'historien israélien Zeev Sternhell, grand spécialiste de la question des nationalismes européens et de l'antisémitisme dont les travaux ont été âprement discutés par les historiens français, le nom de George Lachmann Mosse souffre encore aujourd'hui d'être assez mal connu par le public français non-universitaire (y compris par le lectorat actuel des antifascistes militants connaisseurs des textes de Daniel Guérin, Alain Bihr – et Larry Portis récemment disparu et à qui nous dédions ces lignes), notamment parce que les sciences humains et sociales francophones, contrairement aux mondes universitaires anglo-saxon, italien et allemand, n'ont pas su ou voulu relayer son œuvre.


Couper dans les dépenses publiques afin de conserver l’estime des agences de notation financière ; initier au niveau étatique des processus de défiscalisation afin de satisfaire les intérêts sonnants et trébuchants des créanciers ; renflouer les banques dont la confusion volontaire des missions (banque de dépôt, banque d’investissement et banque de placement financier) fait courir un « risque systémique » à l’ensemble de l’économie mondiale ; faire du service de la dette le premier poste budgétaire au détriment des besoins sociaux et des politiques publiques ; faire suer le burnous du salariat en l’obligeant à s’endetter pour compenser le blocage des salaires ; opérer un vaste transfert de richesses des mains des producteurs aux poches des rentiers et usuriers : toutes choses scandaleuses qui, en s’accumulant et s’agrégeant, poussent les peuples irlandais et portugais, espagnol et grec, à la plus légitime des révoltes.

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